Les Témoins de
Jéhovah n'ont jamais
eu la prétention de dire que tous ont
été irréprochables
durant cette époque troublée. Ils n'ont pas
caché
que certains parmi eux étaient devenus des traitres ou que
d'autres
ont perdu leur bon sens et se sont mal conduit ou encore que la Gestapo
a réussi à soutirer des informations à
d'autres sous
la torture.
Voici
ce qu'on peut lire dans plusieurs publications TJ:.
| “Quand les nazis ont pris le
pouvoir, notre
congrégation comprenait trente à quarante
proclamateurs.
La position dominante occupée par ce système a
bientôt
incité un grand nombre de frères à
‘rester dans l’ombre’.
Ils sont ainsi devenus inactifs et environ la moitié des
proclamateurs
n’ont plus fait l’effort de venir. Annuaire des Témoins de Jéhovah 1974 p129 |
| La véritable cause de notre
attitude
négative venait sans aucun doute du fait que les
responsables de
la congrégation de Stettin étaient
tombés victimes
de la crainte de l’homme. [...] l’ancien surveillant de la congrégation de Stettin, qui avait rompu toutes relations avec ma mère et moi par crainte de l’homme et s’était installé avec sa femme dans un endroit où tous deux étaient totalement inconnus. Annuaire des Témoins de Jéhovah 1974 p130 |
| Toutefois, seule la Gestapo
m’attendait
sur le quai à Bad Ems. Que s’était-il
passé? L’homme
que j’avais rencontré devant
l’église m’avait tendu un
piège:
cet individu était en fait Hans Müller, un ancien
Témoin
qui habitait Dresde et s’était mis à
collaborer avec la Gestapo [...] À Dresde, la Gestapo m’a confrontée avec un troisième traître qui avait fait partie des nôtres Tour de Garde 1989 1/5 p. 11,12 |
| Alors que certains perdirent
temporairement
leur équilibre spirituel à cause des
méthodes sournoises
utilisées pour les faire trébucher ou en raison
de la faiblesse
humaine, d’autres passèrent à
l’ennemi et firent venir sur
leurs frères de grandes souffrances. [...] En 1939, on m’a amené dans un camion à Coblence, pour témoigner pendant le procès de trois sœurs avec qui j’avais travaillé clandestinement à Stuttgart. Là, j’ai entendu un agent de la Gestapo expliquer au tribunal que la police connaissait tous les détails de notre œuvre, tels que les adresses de camouflage, les faux noms et la structure de notre organisation. Plus tard, pendant que j’attendais dans le couloir, ce même agent de la Gestapo m’a dit que celle-ci aurait eu plus de mal à découvrir notre activité si nous n’avions pas eu dans nos rangs des bons à rien. Malheureusement, je ne pouvais le nier. Annuaire des Témoins de Jéhovah 1974 p178 |
| The
Berlin Gestapo
went to the limits of cruelty to force confessions from him. The
hearings,
held generally at night, were carried through in a beastly
manner.
One night the Nazis beat him thrice into unconsciousness, then poured
cold
water over him to bring him to. The brother thinks the
Gestapo mixed
his food with drugs, making him irresponsible for statements made and
of
which he knew nothing when confronted with them later 1940 Yearbook of Jehovah’s Witnesses p 148 |
Traduction La Gestapo poussait la cruauté à son paroxisme pour obtenir des renseignements de lui. Les auditions, généralement tenues la nuit, étaient des plus bestiales. Une nuit il est tombé trois fois inconscient suite aux bastonnades et fut réanimé par de l'eau froide qu'on versait sur lui. Le frère pense qu'on droguait sa nourriture. Il fit donc des déclarations dont il ne savait rien une fois qu'on les lui montrait plus tard et pour lesquels il ne pouvait pas être tenu pour responsable |