Info ou intox ??
Chacun est libre de ses opinions et chacun est libre de les exprimer. C'est normal et c'est très bien comme ça.
Le Hic toutefois, c'est que certaines personnes se sentent obligées d'avoir recours à l'utilisation de faits déformés, isolés (que les opposants aux Témoins de Jéhovah n'hésitent pas à utiliser comme s'il s'agissait de généralités, bien qu'ils ne soient que des cas isolés et n'aient rien à voir avec la doctrine des Témoins [voir 1, 2]) ou même parfois complètement faux pour appuyer leurs dires. Pourquoi ce besoin?

On extrait des citations d'articles de Tour de Garde ou de Réveillez-vous en les sortant bien de leur contexte ou en prenant bien soin d'effacer les parties qui invalideraient l'accusation que l'on essaye de porter.

On  choisit une phrase ou deux et à grands coups d'affirmations péremptoires on échafaude une théorie fumante supposée mettre en relief un aspect sectaire des Témoins.
On accuse les Témoins d'adopter telle ou telle ligne de conduite sans prendre la peine de vérifier si ce faisant ils s'efforcent de suivre un principe biblique ou non (EX: attitude envers un pécheur non repentant.. 1 Corinthiens 5:11; éducation des enfants ..Deutéronome 6:6,7 ; voir aussi Malachie 3:6 et Ézéchiel 18:29). Et comme justement les Témoins se laissent guider par la Bible sur toutes ces questions, leurs détracteurs dont la plupart se disent pourtant chrétiens eux même se trouvent en fait, comme l'a récemment indiquer Le Professeur N. S. Gordienko, en train de critiquer la Bible.
Le Professeur N. S. Gordienko, docteur en philosophie et conférencier au 'Religious Studies Department of A. I. Gertsen State Teachers’ Training University' a affirmer en 1999: "When the experts accuse Jehovah’s Witnesses for their teachings, they do not realize that they are actually making accusations against the Bible."
Traduction:"Quand les experts s'en prennent aux Témoins de Jéhovah à cause de leurs enseignements, ils ne se rendent pas compte qu'en fait ils portent des accusations contre la Bible"
Que dire encore de ceux qui dissertent longuement et lancent des condamnations et autres accusations à propos de telle ou telle chose alors qu'en réalité ils ne connaissent même pas les faits dans leur ensemble; ils ne font que relayer des ragots. Bien souvent il ne s'agit en fait que d'un simple recopiage d'histoires ou de traductions de textes de sites anglophones dont la fiabilité reste à démontrer.[autre exemple]
(voir à ce sujet: L'affaire du sang bulgare , Les Témoins de Jéhovah et Hitler , Français; On vous trompe )
Concernant cette façon de procéder d'ailleurs, ceux qui s'y livrent feraient sans doute bien de tirer des enseignements de la décision du Tribunal de grande instance de Paris, le 2 Avril 1987:
 "La nécessité d'obéir au soucis d'informer le public ne dispense pas le journaliste du devoir impérieux de ne livrer à ses lecteurs que des faits vérifiés et contrôlés par lui-même et d'apporter à leur relation une circonscription particulière dès lors qu'il transmet à la connaissance d'autres des informations qui mettent en jeu la réputation des particuliers."(Gazette du Palais, 8 déc. 1987.)
.
Ceci dit, bien sûr il y a des personnes qui décident de quitter les Témoins de Jéhovah et qui le font. Cela suffit-il à ranger les Témoins de Jéhovah au rang de secte?. Dangereuse qui plus est??. Que dire alors des grandes religions 'reconnues' telle la religion Catholique (la plus représentée en france) qui perds ses ouailles et ses prêtres par centaines voire par milliers? Si la défection des membres était le critère pour être classer en tant que secte, nous serions sans aucun doute en face de la plus grande de toutes.
Premièrement: Je m'inquiéterais plutôt au sujet de groupements qui retiendraient contre leur gré les personnes ne partageant plus les même idéaux. Ça!, ça m'inquiéterait.
Deuxièmement: Notons que les Témoins de Jéhovah ont, en 1997, réuni 11.300 témoignages (chiffre attesté par huissier) favorables à leur organisation, écrits par des personnes ne partageant pas leur foi, qui dépassent largement en nombre les témoignages mis en avant par leurs opposants.(Rapport annuel 1997, Observatoire inter-ministériel sur les sectes, partie I. 1. B.) Sans compter les dizaines de milliers de témoignages de Témoins de Jéhovah qui retirent une véritable satisfaction de leur religion.
Troisièmement: A son époque il y à eu des centaines de disciples qui ont quitter Jésus (voir Jean 6:66). Cela faisait-il de lui le chef (ou gourou) d'une secte dangereuse?
Comprenez moi bien, je ne cherche pas ici à faire un amalgame que d'aucun taxerait de trop facile entre Jésus et les Témoins de Jéhovah.
Mon seul point ici est celui-ci: Le fait que des personnes quittent les Témoins de Jéhovah ne démontre qu'une seule chose! Ils ne partageaient plus leurs croyances et ils sont partis.


Tous les ans des centaines de couples, pour ne pas dire des milliers, souhaitant divorcer se retrouvent devant des juges, chaque futur ex-conjoint étant en plus accompagné de son propre avocat. Dans quel but? Pour pouvoir se défendre contre les accusations mensongères que va porter contre lui celui ou celle qui fut pourtant à une époque l'homme ou la femme de sa vie. Bien souvent, pour des raisons qui leurs sont propre, ces ex-amoureux s'accusent mutuellement de bourreau d'enfant, de conjoint indigne etc... dans le seul but de faire porter toute la responsabilité à celui ou celle qui en l'espace de quelques mois ou quelques années est passé du statut de partenaire idéal à celui d'ennemi juré.
A cause de cette situation, il y a des juges et des avocats qui s'efforcent de faire la part des choses entre le mensonge pur, les faits déformés et la vérité vraie, pour schématiser. Ils savent très bien que lorsqu'il y a divorce il y a presque toujours des accusations très graves qui sont lancées et qu'elles ne sont presque jamais entièrement vraies.
24/03/2005 14:44 

BERLIN, 24 mars 2005 (AFP) - Les Témoins de Jéhovah reconnue collectivité de droit public à Berlin
[...]
La ville avait reproché aux Témoins de Jéhovah une observation déficiente de la loi. Elle avait reproché à la communauté religieuse d'empêcher les transfusions sanguines pour soigner les enfants, de menacer leur bien-être par des mesures d'éducation trop rigides, de sanctionner psychiquement ceux qui la quittent, mettant en danger la famille et le mariage.
[...]
La ville de Berlin s'était appuyée dans son argumentation sur des témoignages d'anciens membres, des preuves rejetées car jugées insuffisantes par la Cour d'appel. Par ailleurs, les juges constitutionnels de Karlsruhe avaient auparavant jugé que cette communauté ne représentait pas de réel danger pour la démocratie.
[...]
LA-CROIX
La couleur est de moi


Le fait que la Cour d’appel administrative (Oberverwaltungsgericht ou OVG) de Berlin vienne également confirmer que les Témoins de Jéhovah ne représentent aucun danger laisse à penser que nombre des accusations dont ils sont victimes de la part de leurs concurrents religieux sont injustifiées et diffamatoires plutôt qu’elles ne résultent d’une préoccupation d’ordre chrétien ou d’une compassion religieuse. 
 (Michael Berger, Anerkennung der Zeugen Jehovas. Glaubenssache [La reconnaissance des Témoins de Jéhovah. Question de foi], dans le Lübecker Nachrichten/Lübecker General-Anzeiger, 25-26 mars 2005, p. 2)

On comprend que le jugement de Berlin dans l’affaire des Témoins de Jéhovah n’ait pas suscité l’enthousiasme des Eglises (…). La Cour d’appel administrative (…) ne s’est pas laissé impressionner par les spectaculaires «témoignages d’anciens membres», sur lesquels s’appuient les experts antisectes au service de l’Eglise et l’évêque [de l’Eglise évangélique] Huber. 
(Gernot Facius, Kirchenrecht durchlöchert [Le droit canon sans vigueur], dans Die Welt, 26 mars 2005, p. 1)

Le 24 mars, la Cour d’appel administrative (Oberverwaltungsgericht ou OVG) a une fois de plus reconnu que la communauté religieuse réunissait les conditions exigées pour l’octroi du statut de collectivité de droit public. La Cour a exclu tout recours en révision. Reste l’éventualité d’une plainte du Land de Berlin auprès du Tribunal administratif fédéral [Bundesverwaltungsgericht ou BVerwG]. (…) Selon la Cour d’appel, toutes les accusations portées contre eux [les Témoins de Jéhovah] se sont avérées non fondées. ‹ En conséquence, l’intimé (le Land de Berlin) n’a pu s’appuyer dans son argumentation que sur des témoignages d’anciens membres, [et] de rapports émanant de groupes antisectes (…). › Leur vision des choses n’a cependant pas été corroborée par des tribunaux d’affaires familiales, des médecins, des psychologues et des enquêtes d’experts. ‹ On ne pouvait guère s’attendre [que] des membres sortants (…) puissent à posteriori retenir des aspects positifs de leur expérience vécue avec la communauté. › Cette estimation de la cour est en total contraste avec l’activité des responsables chargés des questions des sectes par les Eglises officielles, qui font reposer leur opinion négative des concurrents religieux sur ces « témoignages d’anciens membres », et qui, de surcroît, collaborent étroitement avec les ex-membres et les associations antisectes. C’est ainsi que plus d’un pasteur recevant son salaire des églises régionales fait également office de conseiller auprès de « Sekteninfo » [services d’information sur les sectes] et d’autres organisations. Les autorités ecclésiastiques qui s’indignent du jugement prononcé par la cour d’appel vont devoir se demander comment elles réagiraient si les reproches formulés devant les tribunaux de droit commun par des prêtres défroqués et des associations d’athées très critiques des Eglises étaient pris pour argent comptant.
Gerhard Besier, Verdikt gegen die Amtskirche. Was die Anerkennung der Zeugen Jehovas aus rechtlicher Sicht bedeutet [Verdict contre les Eglises officielles. La portée juridique de la reconnaissance des Témoins de Jéhovah], dans le quotidien Die Welt, 26 mars 2005, p. 3]
c'est moi qui met en rouge

Le président du Conseil de l’EKD [Eglise évangélique d’Allemagne], l’évêque Huber de Berlin, a clairement fait sien le discours agressif dirigé contre le juge par son expert en matière de sectes et d’idéologies [Finke]. ‹ La question est aussi de savoir qui doit fournir les renseignements, sinon les personnes qui ont effectivement subi des pressions. › L’Eglise peut se satisfaire des renseignements fournis par les apostats, qu’elle veut convertir à un message plus heureux ; en revanche, devant une cour, les accusations doivent pouvoir se vérifier objectivement. Les juges n’ont accordé aucune valeur probante au flot d’écrits polémiques produits par les chercheurs antisectes au service des grandes églises. Ce qu’on y lit sur les usages des concurrents religieux est à considérer comme une exagération habituelle à laquelle l’Etat, neutre sur le plan religieux, ne peut accorder grande d’importance. De même qu’autrefois le Saint-Office et les offices équivalents dans les états protestants tenaient des registres des partisans sectaires, qui étaient ensuite poursuivis comme hérétiques par les autorités séculières, aujourd’hui les responsables chargés des questions des sectes sont à la recherche d’ennemis de la Constitution.
(Patrick Bahners, Ohne Beweiskraft: Sektenbeauftragte gegen Zeugen Jehovas [Des arguments non probants : Les responsables antisectes contre les Témoins de Jéhovah], dans le Frankfurter Allgemeine Zeitung, 29 mars 2005, p. 40).
c'est moi qui met en rouge
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Moralité, ça serait, il me semble, la moindre des choses de montrer un peu de prudence avant de cautionner les accusations formulées par des personnes qui ont en quelque sorte "divorcé" des Témoins de Jéhovah - accusations reçues par le biais d'invitations du genre Envoyez nous votre histoire et publiées sans vergogne via internet par exemple.(voir la décision du Tribunal de grande instance de Paris, le 2 Avril 1987 citée plus haut)

"On peut citer ainsi le recours à l'appel aux témoignages. Dans un tract diffusé par l'UNADFI, placé jadis sous la présidence d'une autre femme, Mme LASSERRE, on demande que soit transmise à certains relais d'opinions la diffusion d'un communiqué appelant à recueillir des témoignages contre la "secte" la plus puissante numériquement en France (voir annexe 1). Que tous ceux qui s'estime des victimes de la secte se fassent connaître... Tentative de récupération et système de délation organisé!" L'ACTIVISME ANTI-SECTES de l'assistance à l'amalgame, Alain Garay, page 41.
- -
« Nous n'avons pas à apprécier de la réalité ou non des dérives »
[...]
« Nous n'avons aucun rôle d'investigation... »
Mme Katz, lors de son intervention à Bratislava le 25 mai 2006.
[Mme Katz, secrétaire générale de la Miviludes] 

Avec la multiplication des accusations le lecteur attentif constate avec étonnement qu'on accuse les Témoins de Jéhovah de tout et de son contraire.


Le proverbe dit, "il n'y a pas de fumée sans feu". De même vous vous dites peut-être que si les Témoins de Jéhovah sont si critiqués c'est bien qu'il doit y avoir quelque chose.
Le simple fait que certaines personnes accusent les TJ de tous les maux de la terre est-il en soi suffisant pour affirmer qu'ils forment une secte?

Jésus Christ lui même, le messie!! a fait l'objet de nombreuses critiques et accusations qui bien que non fondées ont servit de bases pour le mettre à mort.

Les premiers chrétiens ont subi les même choses.

Et lorsqu'il était sur la terre, Jésus à fait les déclarations suivantes:

  1. Jean 17:14 Je leur ai donné ta parole; et le monde les a haïs, parce qu'ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. LSG
  2. Mat 5:11 Heureux serez vous, lorsqu'on vous outragera, qu'on vous persécutera et qu'on dira faussement de vous toute sorte de mal, à cause de moi. LSG
Bien sûr personne ne devrait se ranger derrière de tels textes comme paravent et crier à la persécution chaque fois qu'on dénoncerait ses exactions. La seule question importante est donc "est-ce que oui ou non ces accusations sont fondées".
24/03/2005 14:44 

BERLIN, 24 mars 2005 (AFP) - Les Témoins de Jéhovah reconnue collectivité de droit public à Berlin
[...]
La ville avait reproché aux Témoins de Jéhovah une observation déficiente de la loi. Elle avait reproché à la communauté religieuse d'empêcher les transfusions sanguines pour soigner les enfants, de menacer leur bien-être par des mesures d'éducation trop rigides, de sanctionner psychiquement ceux qui la quittent, mettant en danger la famille et le mariage.
[...]
La ville de Berlin s'était appuyée dans son argumentation sur des témoignages d'anciens membres, des preuves rejetées car jugées insuffisantes par la Cour d'appel. Par ailleurs, les juges constitutionnels de Karlsruhe avaient auparavant jugé que cette communauté ne représentait pas de réel danger pour la démocratie.
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LA-CROIX
La couleur est de moi


Le fait que la Cour d’appel administrative (Oberverwaltungsgericht ou OVG) de Berlin vienne également confirmer que les Témoins de Jéhovah ne représentent aucun danger laisse à penser que nombre des accusations dont ils sont victimes de la part de leurs concurrents religieux sont injustifiées et diffamatoires plutôt qu’elles ne résultent d’une préoccupation d’ordre chrétien ou d’une compassion religieuse. 
 (Michael Berger, Anerkennung der Zeugen Jehovas. Glaubenssache [La reconnaissance des Témoins de Jéhovah. Question de foi], dans le Lübecker Nachrichten/Lübecker General-Anzeiger, 25-26 mars 2005, p. 2)

On comprend que le jugement de Berlin dans l’affaire des Témoins de Jéhovah n’ait pas suscité l’enthousiasme des Eglises (…). La Cour d’appel administrative (…) ne s’est pas laissé impressionner par les spectaculaires «témoignages d’anciens membres», sur lesquels s’appuient les experts antisectes au service de l’Eglise et l’évêque [de l’Eglise évangélique] Huber. 
(Gernot Facius, Kirchenrecht durchlöchert [Le droit canon sans vigueur], dans Die Welt, 26 mars 2005, p. 1)

Le 24 mars, la Cour d’appel administrative (Oberverwaltungsgericht ou OVG) a une fois de plus reconnu que la communauté religieuse réunissait les conditions exigées pour l’octroi du statut de collectivité de droit public. La Cour a exclu tout recours en révision. Reste l’éventualité d’une plainte du Land de Berlin auprès du Tribunal administratif fédéral [Bundesverwaltungsgericht ou BVerwG]. (…) Selon la Cour d’appel, toutes les accusations portées contre eux [les Témoins de Jéhovah] se sont avérées non fondées. ‹ En conséquence, l’intimé (le Land de Berlin) n’a pu s’appuyer dans son argumentation que sur des témoignages d’anciens membres, [et] de rapports émanant de groupes antisectes (…). › Leur vision des choses n’a cependant pas été corroborée par des tribunaux d’affaires familiales, des médecins, des psychologues et des enquêtes d’experts. ‹ On ne pouvait guère s’attendre [que] des membres sortants (…) puissent à posteriori retenir des aspects positifs de leur expérience vécue avec la communauté. › Cette estimation de la cour est en total contraste avec l’activité des responsables chargés des questions des sectes par les Eglises officielles, qui font reposer leur opinion négative des concurrents religieux sur ces « témoignages d’anciens membres », et qui, de surcroît, collaborent étroitement avec les ex-membres et les associations antisectes. C’est ainsi que plus d’un pasteur recevant son salaire des églises régionales fait également office de conseiller auprès de « Sekteninfo » [services d’information sur les sectes] et d’autres organisations. Les autorités ecclésiastiques qui s’indignent du jugement prononcé par la cour d’appel vont devoir se demander comment elles réagiraient si les reproches formulés devant les tribunaux de droit commun par des prêtres défroqués et des associations d’athées très critiques des Eglises étaient pris pour argent comptant.
Gerhard Besier, Verdikt gegen die Amtskirche. Was die Anerkennung der Zeugen Jehovas aus rechtlicher Sicht bedeutet [Verdict contre les Eglises officielles. La portée juridique de la reconnaissance des Témoins de Jéhovah], dans le quotidien Die Welt, 26 mars 2005, p. 3]
c'est moi qui met en rouge

Le président du Conseil de l’EKD [Eglise évangélique d’Allemagne], l’évêque Huber de Berlin, a clairement fait sien le discours agressif dirigé contre le juge par son expert en matière de sectes et d’idéologies [Finke]. ‹ La question est aussi de savoir qui doit fournir les renseignements, sinon les personnes qui ont effectivement subi des pressions. › L’Eglise peut se satisfaire des renseignements fournis par les apostats, qu’elle veut convertir à un message plus heureux ; en revanche, devant une cour, les accusations doivent pouvoir se vérifier objectivement. Les juges n’ont accordé aucune valeur probante au flot d’écrits polémiques produits par les chercheurs antisectes au service des grandes églises. Ce qu’on y lit sur les usages des concurrents religieux est à considérer comme une exagération habituelle à laquelle l’Etat, neutre sur le plan religieux, ne peut accorder grande d’importance. De même qu’autrefois le Saint-Office et les offices équivalents dans les états protestants tenaient des registres des partisans sectaires, qui étaient ensuite poursuivis comme hérétiques par les autorités séculières, aujourd’hui les responsables chargés des questions des sectes sont à la recherche d’ennemis de la Constitution.
(Patrick Bahners, Ohne Beweiskraft: Sektenbeauftragte gegen Zeugen Jehovas [Des arguments non probants : Les responsables antisectes contre les Témoins de Jéhovah], dans le Frankfurter Allgemeine Zeitung, 29 mars 2005, p. 40).
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