BIBLE ET HISTOIRE
Jésus à dit à son père céleste dans une prière: Ta parole est la vérité. - (Jean 17:17)
Contrairement à la Bible qui a résisté aux tentatives de ses adversaires de la faire disparaitre et a été préservée jusqu'à nos jours (Esaïe 40:8), les récits historiques des Égyptiens, des Assyriens, des Babyloniens, des Mèdes, des Perses et d’autres peuples de l’Antiquité restent essentiellement fragmentaires.
“ à l’époque où les documents furent rédigés, les données étaient pauvres, inexactes ou erronées. Ces documents nous sont parvenus à l’état de fragments ; les inscriptions sont effacées par le temps ou mutilées par la main des hommes. ”  — Le secret des Hittites, p. 135, 136.
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Les historiens modernes se fondent principalement sur certains documents qui se présentent sous la forme de listes de rois égyptiens ou d’annales. Il y a entre autres la Pierre de Palerme, fragment qui présente ce qu’on pense être les cinq premières “ dynasties ” de l’histoire de l’Égypte (voir également ici et ici) ; le Papyrus de Turin (voir également ici et ici), très fragmentaire, qui donne une liste de rois et de leurs règnes depuis l’“ Ancien Empire ” jusqu’au “ Nouvel Empire ”; et d’autres inscriptions gravées sur de la pierre, elles aussi fragmentaires. Ces listes séparées et d’autres inscriptions indépendantes ont été placées dans un ordre chronologique à l’aide des écrits de Manéthon, prêtre égyptien du IIIe siècle av. n. è. Ses ouvrages, consacrés à l’histoire et à la religion égyptiennes, classent les règnes des monarques égyptiens en 30 dynasties, classement suivi aujourd’hui encore par les égyptologues. Mais l’ennui, c’est qu’il n’existe plus un seul des écrits originaux de Manéthon. Il nous faut nous en rapporter à des références et à des citations de ses œuvres que nous trouvons dans les ouvrages d’historiens plus récents, comme Josèphe (Ier siècle de n. è.), Jules l’Africain (IIIe siècle de n. è.), Eusèbe (IVe siècle de n. è.) et Georges le Syncelle (VIIIe ou IXe siècle de n. è.).

On relève dès le début de nombreuses erreurs dans l’œuvre de Manéthon ; toutes ne sont pas dues à des altérations du texte imputables aux scribes et aux correcteurs. On estime impossible la durée de certains règnes : dans certains cas, les noms et l’ordre de succession des rois, fournis par Manéthon, se sont révélés insoutenables à la lumière du monceau de témoignages.” — Manetho (1940), pages vii, xvii, xx, xxi, xxv.
A propos des listes de succession des rois, fournis par Manéthon: “(...) il faut les utiliser avec prudence quand on s’efforce de reconstituer les cadres de l’histoire égyptienne ; ainsi, à certaines époques, il apparaît que des rois rivaux, voire des dynasties entières, figurant sur les listes de Manéthon, ont régné simultanément.” — Encyclopédie britannique (éd. de 1965, tome V, pp. 722, 723) 
Ces sources, ainsi que des calculs astronomiques fondés sur des textes égyptiens traitant des phases de la lune et du lever de Sirius (Sothis), ont servi à établir une table chronologique.
chronologie égyptienne:
“ Les dynasties manéthoniennes [...] ne sont pas des listes de souverains de toute l’Égypte, mais des listes énumérant en partie des princes plus ou moins indépendants, en partie [...] des lignées princières d’où sortirent ultérieurement des souverains de toute l’Égypte. ”  
Studies in Egyptian Chronology,  p. 39)
“ Il faut lancer une mise en garde concernant la véritable valeur historique des inscriptions égyptiennes. ”  — The World History of the Jewish People, vol. 1, p. 280.
chronologie assyrienne:
“ Ces dernières années, on a découvert quantité d’éléments nouveaux qui permettent de procéder à la critique des documents sargonides. [...] Si nous ajoutons à cela les références trouvées dans les sources étrangères, hébraïques ou babyloniennes par exemple, nous n’avons guère besoin d’étudier ces annales pour nous convaincre qu’elles sont loin d’être fiables. ” 
Assyrian Historiography, p. 5, 6
“ [Assourbanipal] s’est froidement attribué, bribe après bribe, les deux dernières campagnes de son père en Égypte jusqu’à ce que, dans la dernière édition, il n’y ait plus rien qu’il ne mette à son actif ”. — Assyrian Historiography, p. 7.
“ On s’aperçoit rapidement que les scribes royaux n’avaient pas pour souci majeur de rapporter fidèlement les événements tels qu’ils se déroulaient, année après année, durant le règne du monarque. ” — Ancient Records of Assyria and Babylonia, vol. I, p. 7.
chronologie babylonienne.
(Babylone apparaît dans la fresque biblique principalement à partir de l’époque de Neboukadnetsar II. )
Selon Jérémie 52:28, dans la septième année de Neboukadnetsar (ou Neboukadretsar) le premier groupe d’exilés juifs fut emmené à Babylone. Confirmation de ce texte, une inscription cunéiforme de la Chronique babylonienne (British Museum 21946) déclare : “ La 7e année, au mois de Kislev, le roi d’Akkad rassembla ses troupes, marcha sur le Hatti et établit ses quartiers face à la ville de [Juda]. Au mois d’Addar, le 2e jour, il prit la ville et s’empara du roi. Il y installa un roi de son choix. Il y prit un lourd tribut et rentra à Babylone. ” 
Chroniques mésopotamiennes, p. 200 (voir 2 Rois 24:1-17 ; 2 Chron 36:5-10)
Bérose:
Bérose vécut au IIIe siècle a.n.è. “(...) seuls de simples fragments, des extraits ou des traces nous sont parvenus. En outre, les plus importants de ces fragments nous ont été transmis par une tradition pratiquement sans parallèle.
”  Assyrian Historiography, pages 62
Plusieurs informations fournis par Bérose concernant la durée de règne de plusieurs souverains "nous oblige à rejeter la possibilité que ces informations soient historiques.
The Chaldean Account of Genesis p. 307.
# Bérose contredit le récit biblique qui rapporte que Sennakérib, roi d’Assyrie, fut assassiné par deux de ses fils, Adrammélek et Sharétser (2Rois 19:36, 37). Cependant, Ésar-Haddôn, qui succéda à son père, Sennakérib, spécifie nettement sur un fragment découvert plus récemment du prisme qui porte son nom, que ses frères (au pluriel) se révoltèrent contre leur père et le tuèrent, ce qui démontre la véracité des informations bibliques et la fausseté de celles de Bérose. On lit à ce sujet dans l'ouvrage Universal Jewish History, vol. I: "C’est là un fait d’une extrême importance pour apprécier la valeur de sources pourtant contemporaines aux événements qu’elles relatent quand elles sont en désaccord avec la tradition biblique."
# Autre fait remarquable. Bérose situe la première montée du roi chaldéen
Neboukadnetsar contre Juda l'année de son accession au trône. Toutefois, la "Jerusalem Chronicle"; ABC 5 (visible au British museum) situe cette déportation dans sa 7eme année de règne.
Ces erreurs s'expliquent par le fait que Bérose n'était pas contemporain de ces évènements. Il a vécu des siècles plus tard.
Le canon de Ptolémée
(Claude Ptolémée, astronome grec, vécut au IIe siècle de n. è., soit plus de 600 ans après la fin de la période néo-babylonienne.[ envi. 5 siècles après Bérose])
On a fait correspondre son canon, une liste de rois, à un ouvrage qu’il rédigea sur l’astronomie. La plupart des historiens modernes ajoutent foi aux renseignements fournis par Ptolémée concernant les rois néo-babyloniens et la durée de leurs règnes. Dans son livre Les mystérieux nombres des rois hébreux (The Mysterious Numbers of the Hebrew Kings), le professeur E. R. Thiele écrit :Le canon de Ptolémée a d’abord été établi à des fins astronomiques et non historiques. Il ne prétendait pas faire connaître le nom de tous les souverains babyloniens ou perses, ni le mois ou le jour exact du début de leur règne. C’était simplement un instrument permettant d’insérer correctement dans un tableau chronologique général certaines données astronomiques connues à cette époque-là. Les rois dont le règne était inférieur à un an et n’incluait pas le jour du Nouvel An n’étaient pas mentionnés.

Apparemment, Ptolémée fonda ses données historiques sur des sources remontant à la période séleucide, qui avait débuté plus de 250 ans après la prise de Babylone par Cyrus. Il n’est donc pas surprenant que les chiffres avancés par Ptolémée correspondent à ceux de Bérose, prêtre babylonien de la période séleucide.
Autre fait montrant que les conclusions des uns ne sont pas toujours celles des autres, Ptolémée attribue à Évil-Mérodac un règne de deux ans seulement, mais Polyhistor indique douze années.
La chronique de Nabonide.
Quoique très brève, la chronique de Nabonide contient le plus complet des récits en caractères cunéiformes actuellement disponibles sur la chute de Babylone.
Selon la Chronique de Nabonide, l’année qui s’avéra la dernière du règne de Nabonide, au mois de Tishri (septembre-octobre), Cyrus attaqua les armées babyloniennes à Opis et les vainquit. L’inscription continue ainsi :Le 14ème jour, Sippar fut prise sans combat. Nabonide prit la fuite. Le 16ème jour, Gobryas (Goubarou), gouverneur de Goutioum, et l’armée de Cyrus entrèrent à Babylone, sans combat. Ensuite Nabonide fut arrêté à Babylone lorsqu’il [y] revint.” — Ancient Near Eastern, page 306. Grâce à cette inscription, on peut fixer la date de la chute de Babylone au 16 Tishri 539 av. n. è., et l’entrée de Cyrus dans la ville 17 jours plus tard, soit le 3 Marchesvân.


Comme on vient de le voir, le travail des historiens moderne est rendu difficile par l'état fragmentaire des documents anciens.
Quand donc
les conclusions de ces humains imparfaits basés sur de telles informations fragmentaires contredisent les informations fournies par la parole de Dieu, les Témoins de Jéhovah disent comme Jésus: Ta parole est la vérité. - (Jean 17:17)

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