(4) Que dire des
critères ou "conditions"
que devait remplir la Watchtower?
M. Paul Hoeffel, chef de la section ONG au DPI cite ces critères:
*
Que l'ONG partage les principes de la Charte des Nations Unies.
* Ait uniquement une activité à but non lucratif.
* Ait un intérêt
avéré pour les buts des Nations Unies et une
capacité ayant fait ses preuves de toucher une audience
étendue, telle que des enseignants, des
représentants de médias, le monde politique et la
communauté des affaires.
* S'engage à mener des programmes d'informations
concrets à propos des activités des Nations
Unies, en publiant des lettres d'informations et des bulletins, en
organisant des conférences, des séminaires et des
tables rondes; en incluant la coopération des
médias.
Revoyons tout de même ces critères:
Tout comme ces autres promesses de Dieu:
| Il fait cesser les guerres jusqu’à l’extrémité de la terre. L’arc, il le brise, oui il met en pièces la lance ; il brûle les chariots au feu. - Psaumes 46:9 |
| À l’abondance de la domination princière et à la paix il n’y aura pas de fin, sur le trône de David et sur son royaume, pour l’établir solidement et le soutenir par le moyen du droit et par le moyen de la justice, - Isaïe 9:7 |
| Alors Jésus lui dit :
“ Remets ton
épée à sa place, car tous ceux qui prennent
l’épée
périront par l’épée. |
Les Témoins de
Jéhovah partagent effectivement ces idéaux. Bien
sûr ils savent
que seul Jéhovah a la capacité d'accomplir une telle
prouesse
et c'est pourquoi les publications des Témoins de Jéhovah
n'ont jamais fait de compromis en laissant entendre de près ou
de
loin qu'une institution humaine y parviendrait.
De plus, comme l'avait
stipulé
l'Assemblée Générale, en 1946, dans sa résolution
13(I) :
| Le Département de l'Information ne devrait pas s'engager dans la "propagande |
| Durant la seconde
guerre
mondiale les Témoins de Jéhovah ont gardé une
position
de strict neutralité, refusant au péril de leur vie de
participer
à ce conflit meurtrier. Pourtant la SDN, ayant échoué dans son objectif d'établir la paix, n'était plus. Et l'ONU n'avait pas encore vu le jour. C'est leur éduquation biblique qui fut à la base de la position inflexible des Témoins de Jéhovah. Au sujet des Témoins de Jéhovah à cette époque, le Dr Susanna Heschel (Professor of Religion ) a dit : "Que ce serait-il passé si l'Église luthérienne et les catholiques avaient imité les Témoins de Jéhovah? A mon avis, l'histoire aurait été totalement différente !!" Il est vrai que si tout le monde avait adopté la même position la guerre n'aurait pas eu lieu. Les humains ne se faisant plus la guerre! L'objectif de l'actuel ONU se serait réalisé. Encore aujourd'hui des Témoins de Jéhovah dans plusieurs pays subissent l'emprisonnement et les mauvais traitements à cause de leur position inflexible contre la guerre et l'apprentissage de celle-ci. Sans pour autant faire de la propagande en faveur de l'ONU, les Témoins de Jéhovah partagent sans condition l'objectif de cette organisation concernant l'établissement de la paix sur terre, le respect des droits de l'homme etc.. L'action des Témoins de Jéhovah sert la cause de la paix. Les Témoins de Jéhovah ne vont pas changer leur position sur cette question sous prétexte que cela sert les interêts d'autres organisations. C'était vrai avant l'affiliation au DPI, pendant l'affiliation au DPI et reste vrai maintenant que cette affiliation à pris fin. Ceux qui affirment que l'attitude des Témoins de Jéhovah sur cette question revient à se compromettre avec l'ONU font la même erreur que lorsqu'ils affirment, sur la bases des accusations mises au point par la STASI dans les années 60, que les Témoins de Jéhovah d'Allemagne ont tenté de pactiser avec Hitler sous prétexte qu'ils disaient que "se rapportant aux buts et aux efforts purement religieux et apolitiques des Étudiants sérieux de la bible, il peut être dit que ceux-ci sont également en plein accord avec les buts du gouvernement national du Reich allemand." |
Comme l'a stipulé l'Assemblée Générale, en 1946, dans sa résolution 13(I) :
| Le Département de l'Information ne devrait pas s'engager dans la "propagande |
Ensuite des changements sont progressivement intervenus dans les relations entre les ONG et l'ONU. Le conseil économique et social qui s'est réuni en juillet 1996 recommandait que l'Assemblée générale examine au cours de sa cinquante et unième session, fin 1996, la question de la participation des ONG dans tous les secteurs d'activités de l'ONU . Qu'en est il résulté?
Le changement qui est
intervenu
concernait les ONG ayant le statut consultatif
(ECOSOC/"The
Economic and Social Council"), ce qui n'était
pas
le
cas de la société Watchtower. Ce changement dans
les
relations
entre les ONG au statut consultatif et les Nations Unies allait
toutefois
avoir des conséquences sur les autres ONG, comme celles qui
sont
associées au DPI.
En Janvier 1997, le
Secrétaire
général, Mr. Kofi Annan déclarait lors
de la
Conférence
Sud-Sud, San José, Costa Rica:
| Il nous faut forger un partenariat fondamentalement nouveau avec la société civile [incluant les ONG]. Nous devons rechercher une nouvelle synthèse entre l'initiative privée et le bien public, qui encourage à la fois l'esprit d'entreprise, les approches du marché et la responsabilité de la société et de l'environnement. |
Ce "partenariat fondamentalement nouveau" fût précisé dans les années qui suivirent. Le 1° août 2001, fût publié un rapport de la 55° Assemblée Générale qui s'était réunie en 2000, établissant un historique des relations entre les ONG et les Nations Unies. Ce rapport déclarait:
| Les Nations
Unies
ont eu une relation avec la société civile depuis
leur
création.
Les premières ONGs reçurent un statut consultatif
par le
Conseil Économique et Social (ECOSOC) dès 1948.
Les
premières
règles dans cette relation furent adoptées en
1950 par
l'ECOSOC
dans la résolution 288 B(X). Ces règles furent
revues par
l'Assemblée générale en 1968 dans la
résolution
1296 qui devint la base pour établir les critères
pour la
participation des organisations non gouvernementales (ONG) aux Nations
Unies, résolution qui est restée en vigueur
pendant
presque
trois décennies. (...) En 1993, les États Membres décidèrent que la résolution 1296 avait besoin d'être révisée dans le but de mettre à jour et de recevoir les changements opérés depuis 1968. Le rapport entre les ONG et les Nations Unies s'était développé, du fait de la présence accrue des ONG, actives et influentes au niveau international, plus directement engagées dans les opérations inter-gouvernementales. La décision de l'ECOSOC 1993/294 de février 1993 établit les paramètres et le mandat pour une révision. Cette révision eut lieu de février 1993 à juillet 1996 sous les auspices d'un groupe de travail composé d'États Membres. En 1996, ECOSOC conclut cette révision majeure. Les dispositions concernant les ONG aux Nations Unies furent globalement mises à jour et adoptées par la résolution ECOSOC 1996/31 . Cette résolution est la base actuelle du partenariat entre les ONG et les Nations Unies. En 1998, le
Secrétaire
Général élabora pour les ONG des
dispositions et
des
pratiques dans son rapport A/53/170. En outre, le Secrétaire
Général
refléta l'avis des États Membres, des membres
d'agences
spécialisées,
d'observateurs, d'organisations inter-gouvernementales et d'ONG de
toutes
les régions, dans un autre rapport A/54/329, en 1999. Comme
cela
a été dit plus haut, la déclaration du
Millénium
donna un nouveau mandat pour accroître ce partenariat.
Appelle à un engagement accru du partenariat et de la coopération avec les parlements nationaux aussi bien qu'avec la société civile, incluant les organisations non gouvernementales ainsi que le secteur privé, comme cela est établi dans la Déclaration du Millénium, pour s'assurer de leur contribution dans la mise en oeuvre de la Déclaration (paragraphe 14). Ces procédures et ces dispositions constituent le fondement législatif des relations entre les ONG et les Nations Unies (...) Le département de l'information (DPI) reconnût l'importance de travailler avec et à travers les ONG en tant que partie intégrale des activités d'information des Nations Unies, quand le DPI fût établi en 1946. La relation entre le DPI et les ONG fût basée sur la résolution 13(I) [en 1946] de l'Assemblée Générale, et plus tard sur la résolution 1296 [en 1968] et 1996/31 [en 1996] |
En septembre 2001, le Plan de campagne pour la mise en oeuvre de la Déclaration du Millénaire proposait:
| il est
proposé
d’entreprendre les réformes clefs
ci-après : (...) resserrer les liens avec l’Union interparlementaire et mobiliser le secteur privé, les organisations non gouvernementales et l’ensemble de la société civile dans le cadre de la Fondation pour les Nations Unies et du Pacte mondial (...) 217. Stratégie proposée : (...) Travailler ensemble à l’adoption, dans tous les pays, de processus politiques plus égalitaires, qui permettent la participation effective de tous les citoyens à la vie politique (...) Tous les protagonistes de la scène nationale, y compris les organisations non gouvernementales (ONG) et le secteur privé, doivent conjuguer leurs efforts pour asseoir une démocratie véritablement représentative. (...) 220. Stratégies proposée : (...) seconder les efforts que déploient les gouvernements pour associer la société civile [incluant les ONG] à l’élaboration des politiques |
Ainsi donc, eu égard à tout ce qui précède, si des changements eurent lieu en 1996, concernant les relations entre les ONG au statut consultatif (ECOSOC) cela ne concernait aucunement la Watchtower qui elle était en relation avec le DPI. (Pourtant, espérant que leurs lecteurs ne feraient pas de recherches sur le sujet, les ex-TJ utilisent ce point pour dénigrer la Watchtower. Quel manque d'honnêteté) Ce n'est que plus tard que les ONG, dans leur ensemble, furent concernées par ces changements qui allaient impliquer une coopération plus étroite avec les Nations Unies, coopération à caractère politique.
La société Watchtower ayant été informée, en octobre 2001, de l'évolution des relations entre les ONG associées au DPI et les Nations Unies, a décidé de se départir de son statut, lequel, je le redis, n'était nullement gardé secret puisqu'il était rendu public depuis 1992 dans les brochures annuellement envoyées aux ONG du monde entier, ou plus tard publié sur l'Internet.