| Les publications de la Watchtower n'interdisent elles pas aux Témoins d'aller en justice avec leurs frères pour ne pas ternir la réputation de leur organisation? Cela concerne-t-il un membre de la congrégation accusé de pédophilie? |
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Les opposants
aux Témoins font croire que dans les affaires de
pédophilie, la politique est d'interdire aux victimes de se
tourner vers les autorités à l'extérieur de la
congrégation. Ils évoquent
l'article de la Tour de Garde du 15 Nov 1973 ang (15 Fev 1974 en Fr): Le conseil
inspiré de l’apôtre Paul est le suivant :
“Est-ce que quelqu’un
d’entre vous qui a une
affaire avec un autre ose aller en justice devant des hommes
injustes, et non devant les saints ? [...] Vraiment donc, cela signifie une
défaite totale pour vous, que vous ayez des procès entre vous.
Pourquoi ne vous laissez-vous pas plutôt traiter
injustement ? Pourquoi ne souffrez-vous pas plutôt un
tort ?” — I Cor. 6:1-7. Comme l'expliquait
cet article, la Bible met les chrétiens en
garde contre le fait d'intenter des actions en justice entre eux pour
règler leurs querelles.
Elle fournit aux chrétiens les principes à appliquer dans
de telles circonstances. (Voir Mat 5: 23,24 et Mat 18:15-17) Leur
incapacité de régler
ces choses entre eux ne leur rendait pas honneur. Mais la pédophile n'a rien
à voir avec cela. Ce n'est pas la même chose qu'une
querelle ou un différent juridique. La pédophilie
est un crime! C'est
la justice de l'état qui entreprend une action contre le
criminel,
qui engage des poursuites. Ce n'est pas la même chose que
lorsqu'un particulier demande à un juge d'arbitrer un
différent ou une affaire l'opposant à quelqu'un d'autre.
L'organisation des Témoins de Jéhovah n'a jamais fait la confusion entre de telles choses. C'est pourquoi elle n'a jamais fait valoir le principe de 1 Cor 6:7 dans le traitement d'affaires impliquant de la pédophilie. Certains ont affirmé que les
anciens avaient l'instruction
d'excommunier les membres de la congrégations ayant
rapportés des abus
sexuels aux autorités.
En ce qui concerne le règlement des différents, La Tour
de Garde citée précédemment
précisait au contraire: En
revanche, si un chrétien, ne se souciant pas de l’effet
que son action peut avoir sur la réputation de la
congrégation, ne tient pas compte des conseils de la Parole de
Dieu sur cette question, il ne sera pas exempt
“d’accusations”. Il n’aura pas “un
excellent témoignage des gens du dehors”, à
l’extérieur de la congrégation (Tite 1:6 ;
I Tim. 3:7). Il ne sera
donc pas un exemple à suivre pour
les autres chrétiens. Il en sera tenu compte quand il
s’agira de lui confier des privilèges au sein de la
congrégation. (c'est moi qui souligne)
Ainsi, conformément à cette précision, un membre de la congrégation qui irait en justice contre son frère pour régler une querelle, ne serait pas passible d'excommunication. Les anciens pourraient simplement considérer sa conduite comme un mauvais exemple à suivre. Quand bien même certains anciens outrepassant cette règle auraient donc recommandé l'excommunication d'un membre de la congrégation pour ce motif, cette recommandation serait automatiquement rejetée par la filiale des Témoins de Jéhovah à qui sont envoyées par les congrégations les décisions d'excomunication. Impossible donc pour ces accusateurs d'utiliser cette information pour défendre leur position. Et concernant les crimes de pédophilie, la position des Témoins de Jéhovah est, et à toujours été, claire et sans ambiguité sur ce point: C'est le droit absolu de la victime de rapporter un crime aux autorités. C'est ce qu'ont clairement rappelé les représentants officiels des Témoins de Jéhovah. (voir également ici) Les comités
de discipline religieuse ne se substituent pas aux autorités. Comme rappelé sur
le site
officiel des Témoins de Jéhovah de France, Dans
une assemblée de fidèles, si un cas d'agression sexuelle
sur mineur est porté à l'attention des ministres du
culte, ces derniers constituent un comité de discipline
religieuse composé de trois d'entre eux. L'existence des
comités de discipline religieuse est à rapprocher
d'instances telles que les tribunaux ecclésiastiques dans
l'Église catholique ou le Beth-Din dans la religion
israélite.
Le comité de discipline religieuse ne se substitue en aucune façon à la justice des tribunaux, pas plus qu'il ne dissimule les actes pénalement condamnables. Il ne s'agit donc pas d'une justice parallèle. Outre soutenir moralement la victime et sa famille, il prononce à l'égard de l'agresseur une mesure de discipline religieuse qui peut aller jusqu'à l'excommunication. Mais sa décision n'interfère pas avec les poursuites judiciaires engagées contre l'auteur des faits. Les tentatives des adversaires des Témoins de Jéhovah de faire croire autre chose sont mensongères. En résumé: -Une agression sexuelle est un crime et non un simple différent entre chrétiens. -Toute victime (ou les parents lorsque celles-ci est mineur) peut dénoncer un agresseurs aux autorités. -Les comités de disciplines religieuses ne se substituent pas à la justice des tribunaux. Les anciens ne rendent pas de décision de justice à la place des tribunaux. |