De sages Témoins de Jéhovah à l'école"Monsieur Vallat, le professeur de Frédéric (en économie de gestion) parle de lui comme d'un élève 'qui excelle dans toutes les matières', mais sans jamais bomber le torse ni jouer au "crack". Modeste, donc, mais à l'aise dans sa classe, il est toujours prêt à donner un coup de main aux autres. Il est aussi excellent pour l'amitié et l'esprit de groupe. Un seul regret pour son maître : le manque d'ambition de Frédéric qui a choisi, après le bac, une filière courte, le B.T.S. de comptabilité de gestion. (...) Un choix délibéré de l'élève, il a choisi la section G par goût pour la formation technique et concrète, l'amour des chiffres, et pour donner à sa vie professionnelle une place raisonnable mais sans plus. La réussite sociale n'est pas son but premier. Témoin de Jéhovah, l'étude de la Bible est pour lui une référence majeure. Il exprime ce désir d'un mode de vie porté vers le spirituel et le dialogue avec les autres avec une conviction sage, sans exaltation ni prosélytisme." Sage, sans exaltation. Ces mots font écho au titre de l'article : "Un laureat bien tranquille (...) : la sagesse n'attend pas le nombre des années. [Le Progrès, 14 juin 1991, page 'Villeurbane'] " |
Sectes, mensonges et idéauxCe cas, plus qu'exceptionnel, montre, par l'interprétation qu'en donne la famille, la place que prend désormais la réussite sociale. De façon plus générale, les enfants des Témoins ont une bonne réputation à l'école. Ils sont calmes et sérieux, même s'ils ont parfois des croyances qui s'harmonisent mal avec ce qu'on leur enseigne. Il ne faudrait cependant pas déduire de cette revalorisation de la réussite scolaire que les Témoins de Jéhovah sont en train de perdre leur attente eschatologique. Ils continuent à accorder une place primordiale à l'instauration du paradis terrestre. |