| En 1879,
Charles Russell a épousé Maria Frances Ackley. Leur union
a été heureuse pendant 13 années.
Lorsqu'un un ancien collaborateur répandit des mensonges sur le compte de son mari, elle demanda à ce dernier la permission de se rendre dans un certain nombre de congrégations; elle désirait répondre aux accusassions, car on avait prétendu qu'il la maltraitait. L'excellent accueil qu'elle a reçu au cours de ce voyage en 1894 a, semble-t-il, contribué à un changement graduel dans l'opinion qu'elle se faisait d'elle-même. Elle a voulu obtenir un plus grand pouvoir de décision sur ce qui paraîtrait dans La Tour de Garde*. . Quand elle a compris que rien de ce qu'elle écrivait ne serait publié (dans la mesure où cela s'accordait avec les Écritures) sans l'accord de son mari, qui était le rédacteur en chef du périodique, elle a été grandement contrariée. En 1897, après presque dix-huit années de vie commune, Mme Russell rompit toutes relations avec son mari sans préavis. Elle le quitta. Pendant sept années elle vécut séparée de Russell, qui lui procura un logement et pourvut a ses besoins. |
![]() |
Au cours du procès, Mme Russell affirma que d'après une certaine Mlle Ball, Russell aurait dit un jour: "Je suis comme une méduse. Je flotte çà et là. Je touche à l'une et à l'autre, et quand il y en a une qui répond à mon invite, je la prends. Sinon, je flotte vers d'autres." A la barre du tribunal, Russell nia énergiquement avoir jamais raconté cette histoire de la "méduse", et cette question a été rayée du procès-verbal de l'audience. Le juge déclara aux membres du jury: "Ce petit incident au sujet de cette jeune fille qui habitait avec eux ne figure pas dans le libellé de la plainte et n'a rien à voir avec cette affaire."
La jeune fille en question, une orpheline, avait été recueillie
par les Russell en 1888, alors qu'elle était âgée d'environ
dix ans. Ils la traitaient comme si elle était leur enfant, et elle
embrassait M. et Mme Russell chaque soir avant de se coucher. (Procès-verbal,
pages 90 et 91.) Mme Russell attesta que l'incident évoqué
se produisit en 1894, donc lorsque l'enfant n'avait qu'une quinzaine d'années.
(Procès-verbal, page 15.) Après cela, Mme Russell cohabita
avec son mari pendant trois années, puis elle vécut séparée
de lui pendant sept années avant de demander la séparation
judiciaire. Dans sa demande de séparation, elle n'avait fait aucune
allusion à cette affaire. D'autre part, Mlle Ball vivait encore,
et Mme Russell connaissait son adresse. Pourtant, elle ne fit rien pour
la faire comparaître comme témoin et elle ne présenta
de sa part aucune déclaration écrite. En outre, trois ans
après l'incident en question (1897), Mme Russell ne fit aucune allusion
à cette histoire de la "méduse" quand elle convoqua
le comité devant lequel elle et son mari discutèrent de leurs
problèmes. En demandant la pension alimentaire pour sa cliente,
l'avocat de Mme Russell déclara: "Nous ne formulons aucune accusation
d'adultère." De plus, la feuille d'audience (page 10) montre
que Mme Russell elle-même n'a jamais cru que son mari avait une conduite
immorale.
Lorsque son avocat lui demanda: "Voulez-vous dire que votre mari
est coupable d'adultère?", elle répondit: "Non."(page
19)
Le 4 mars 1908, une ordonnance fut rendue
en ces termes: "La présente ordonnance décrète
que Maria F. Russell, la requérante, et Charles T. Russell, le défendeur,
soient Séparés de corps et de biens."
"Séparés de corps et de biens" est la phrase qui
figure aussi bien dans l'ordonnance que dans l'enregistrement du jugement
par le greffier du tribunal. Il S'agît donc d'une Séparation
judiciaire et non d'un divorce, comme certains l'ont prétendu a
tort. Selon un dictionnaire juridique (Bouvier's Law Dictionary, Banks-Baldwin
Law Publishing Company, 1940) il s'agit d' "une Sorte de divorce incomplet
aux termes duquel les époux sont séparés et ne doivent
plus cohabiter, sans toutefois que le mariage soit annulé. 1 Bl.
Com. 440". (Page 314.) A la page 312, cet ouvrage dit qu'il serait
plus exact de qualifier cette action de "séparation judiciaire".
Russell comprenait bien que le tribunal n'avait pas rendu une ordonnance de divorce, mais qu'il s'agissait d'une Séparation judiciaire.
En 1911, pendant qu'il voyageait en Irlande, on lui demanda à Dublia: "Est-il vrai que vous êtes divorcé d'avec votre femme?" Relatant sa réponse, Russell devait écrire plus tard: "'Je ne suis pas divorcé d'avec ma femme. L'ordonnance rendue par le tribunal n'était pas celle d'un divorce, mais d'une séparation, le jury compatissant déclarant dans ses motifs que nous serions tous deux plus heureux Si nous vivions séparés. Ma femme m'a accusé de sévices, mais le seul exemple qu'elle pût citer fut mon refus, un jour, de l'embrasser alors qu'elle me l'avait demandé.' J'ai donné l'assurance à l'auditoire que j' avais nié l'accusation de sévices et que j'étais convaincu que nulle femme au monde n'a été mieux traitée par son mari. Les applaudissements ont attesté que l'auditoire approuvait mes déclarations."
En 1916 ce qui se produisit à l'enterrement de Russell à Pittsburgh coupe court à tous les ragots.
Un incident qui eut lieu juste avant le service funèbre à
la Salle Carnegie et qui réfute les mensonges publiés au
sujet de frère Russell:
La salle était pleine bien avant l'heure du service, et un silence
régnait lorsqu'une femme voilée remonta l'allée, s'approcha
du cercueil et posa quelque chose dessus. Ceux qui étaient devant
pouvaient voir que c'était un bouquet de muguet, la fleur préférée
de frère Russell. Le ruban portait cette inscription: 'A mon époux
bien-aimé.' La femme était Mme Russell.
Charles T. Russell introduction
Russell contre J.J. Ross (Parjure?)