M Guindon explique :"Dans le procès en diffamation, Russell se fit piéger par son propre témoignage."
En réalité, il n'y a pas eu de "parjure".
Cette accusation a été faite ultérieurement
dans
un tract rédigé par J. Ross calomniant Russell. En rapportant
ces accusations M Guindon se fait le valet de J. Ross en faisant circuler
ces ragots plutôt que la vérité sur ce qui s'est réellement
passé.
Revenons sur les faits:
La congrégation de Hamilton, en Ontarlo, fut une des premières à être établies au Canada. Le clergé voyait naturellement d'un mauvais oeil cette congrégation très active. A défaut d'arguments bibliques contre les puissants assauts de la vérité, les membres du clergé en vinrent aux invectives personnelles. Dans une tentative apparemment désespérée, ils se déchaînèrent Contre un homme: C. Russell.
Parmi les ecclésiastiques qui utilisèrent cette méthode, Il y avait un prédicateur baptiste de Hamilton nommé J. Ross, connu pour son style ampoulé. En 1912, il écrivit un pamphlet injurieux ou il accumulait les fausses accusations contre Russell. Sur le conseil de J. Rutherford, son conseiller juridique, frère Russell intenta un procès en diffamation à Ross. En tant que plaignant, Russell assista au procès pour sa déposition, et il fut soumis à un long contre-interrogatoire d'environ cinq heures.
Ce qui s'est passé ressort clairement des
archives (Tribunal de police de la ville de Hamilton, en Ontarlo, le
17 mars 1913). Celles-ci montrent qu'il n y a pas eu de parjure de
la part de C. Russell.
D'après le livre Les Témoins
de Jéhovah au Canada (angl.), par M. James Penton, le contre-interrogatoire
(mené par George Lynch-Staunton) se déroula comme suit:
" Question: 'Vous ne prétendez pas, alors, avoir fait des étude, de latin?'
Réponse: 'Non, Monsieur.'
Question: 'Ni de grec?'
Réponse: 'Non, Monsieur' "'
Après cela, on demanda à Russell s'il connaissait les lettres de l'alphabet grec, et il déclara qu'il ' n'était pas sur pour certaines d'entre elles.'
Peu après on lui posa cette question : "Connaissez vous la langue grecque?"
Réponse : "NON".
Après le procès, son adversaire
baptiste accusa faussement Russell de s'être parjuré lorsqu'on
lui avait demandé s'il connaissait le grec. L'accusation de "parjure"
fut publiée dans un deuxième pamphlet de Ross contre Russell.
(C'est de là que M. Guindon tire ses propos)
L'ecclésiastique cita faussement ce qui
avait été dit devant le tribunal, en libellant comme suit
la question de l'interrogateur et la réponse de Russell:
Q. "Savez-vous le grec?"
R. "Ah! oui!"
En omettant le mot "alphabet" dans cette question, Ross cherchait à démontrer que la réponse était en contradiction flagrante avec une autre question qui avait été posée précédemment:
Q. "Connaissez-vous la langue grecque?"
R. "Non."
L'affaire ne laisse donc aucun doute. Contrairement
aux fausses accusations de Ross après le procès, C. Russell
ne s'était pas parjuré.
L'affaire fut référée ensuite
devant un grand jury, qui refusa de faire un résumé d'instruction.
Ainsi, la cause ne fut jamais débattue devant la Cour suprême
de l'Ontario.
En vertu de la pratique juridique de l'Ontario,
seul le procureur de la Couronne est autorisé à prendre la
parole devant le grand jury. Nous ne savons pas comment la cause lui fut
présentée, ni ce qui l'incita à la rejeter. Aucun
jugement ne fut jamais prononcé concernant le bien-fondé
de cette cause.
Dans ses écrits ultérieurs, Ross
mentionnait ce résultat, pourtant si peu concluant, comme s'il s'agissait
d'une grande victoire. De même que d'autres comme lui, il oubliait
que ce n'était pas Russell qu'on jugeait.
Quelles source?? Sa source principale consiste dans
les écrits diffamatoires d'un prédicateur haineux à
l'égard de Russell.
En seconde source il utilise le livre de Walter R. Martin et Norman
H. Klann, Jehovah of the Watchtower, édition révisée,
Moody Press, Chicago, 1974, pp. 16-18. Ce qui n'est pas dit c'est que tout
l'épisode concernant le fameux parjure de Russell mentionné
dans ce livre est lui aussi tiré des écrit de Ross. Résultat
la deuxième source est la première n'en sont qu'une seule
en réalité.
Charles T. Russell introduction
Russell contre J.J. Ross (Parjure?)